Mon Lisbonne !

Oh Lisbonne Lisbonne Lisbonne, tu m’as conquis!

pas mal hein?

Vue sur le Chateau de Sao Jorge du mirador de Sao Pedro de Alcantarâ

Séduit par un cours séjour d’une semaine à Lisbonne, je décide de revenir au plus vite pour y apprendre sa langue et sa culture. Ce périple se fera à vélo histoire de prendre le  temps de découvrir un peu de l’Espagne et un petit bout du Portugal !!! Parti de Bilbao, paquetage sur le dos et sous la pluie, je me retrouvais à Lisbonne 9 jours plus tard après un périple animé…

Colocation trouvée, vélo sur le balcon posé et sac à peu prés rangé, je fonce tête baissée dans la citée.

Incroyable, en une heure de marche je  passe de l’influence asiatique à l’ambiance africaine, de l’odeur de “Bacalhau”, à celle du Kebab, du rythme jazzy en plein air aux résonnances électro sombre entrecoupée d’éclairs.

Ces premiers pas ont attisé ma soif de découvrir Lisbonne encore et encore jusque dans son intimité.

A pied donc, j’ai découvert des panoramas et des cocons où il fait bon se ressourcer, lézarder, observer, manger et discuter. La douceur de Lisbonne me caresse dans le sens du poil… C’est agréable et chronophage! Cela fait déjà 3 semaines que Lisbonne m’empêche de taper sur mon maudit clavier ce que ma tête a imaginé. Je n’attends plus, il faut que je partage ce que je ressens:

symétrie Lisboète

Azuleijos couvrant une maison Lisboète

Madame Lisbonne ;  

Vue du miradouro le soir sous le feu des projecteurs, vous êtes sublime, à couper le souffle je dirais même ! Photogénique et pas timide, vous dévoilez un décolleté osé auquel personne ne peut résister. Mes tongues aux pieds, pas un instant je n’ai hésité à vous aborder! Vous m’avez sourit, puis, un instant plus tard, embrassé, rassuré, protégé. Cette étreinte passionnée, avec vous je vais la partager:

Chateau Saint Jorge

Le chateau Sao Jorge à Lisbonne. Ne pas confondre avec l’excellent Saint émilion qui se prononce de la même manière…

Au creux de ses seins nommés Graça et Bairro alto:

Le cœur, Baixa/Chiado pulse les passants vers les artères les plus praticables, ce qui permet  aux touristes fraichement débarqués de pouvoir correctement se repérer. Très peuplée de jour, cette zone est chargée de bâtiments, places et monuments emblématiques.

j’aime bien les cables au dessus

Rua Da Prata, tout est au vert.

La praça do commercio est un bel édifice carré. Le Tage auparavant, permettait aux personnes royales de garer leur yacht ici même… La dernière personne à avoir eu l’honneur de pouvoir faire ainsi fut la reine d’Angleterre. Il paraitrait même que par la suite elle serait allée lever les bras sur l’énergie musicale du bacalhoeiro. Je vous laisse le soin de lui demander un feedback, je n’y ai personnellement pas encore mis les pieds (mais j’ai eu de bons retours).

Sé, la “Notre Dame de Lisbonne"

Igreja da Sé, porte d’entrée majestueuse sur l’Alfama et Graça, un symbole de Lisbonne.

Indécis devant les atours affriolents de madame, c’est vers l’Est que j’allais gouter l’Alfama et Graça. Il s’agit d’ une butte à l’histoire bien plus chargée que ses compatriotes. La montée est souple, les pavés chatouillent mes voutes, je découvre en souriant L’igreja da sé qui se dresse devant moi. Elle en impose. Un peu plus loin, le Miradouro de Santa Luzia, couvert de fleurs violettes, ouvre le panorama sur l’Alfama et l’image du sage Tage en arrière plan. 

J’ai dis ABSOLUMENT

Béco oranger dans l’Alfama où il faut se perdre ABSOLUMENT

Calçadas, et Becos, des rues pentues étroites, parfois en escaliers, sont des obstacles qui s’avèrent être des récompenses photographiques de choix. Je les sillonne, l’appareil sous mon bras droit. Le Miradouro da Graça, plus haut et proche du château, a franchement de la gueule. Hmm!! Je boirais bien un jus au « quiosk »…

En continuant un peu plus loin encore, mes cuisses commencent à me bruler tant les pentes qui mènent au Miradouro da senhora do monte sont sèches !!. Du sommet, le point de vue procure une sensation de vertige indescriptible. La photo m’avale jusqu’ a l’emblématique pont du 25 avril, rouge cœur comme son grand frere le celebre “Golden Gate” de San Francisco , imposant, et vrombissant il enjambe le Tage sous l’oeil bienveillant  du non moins celebre Cristo Rei.

Classe !

vue sur Lisbonne du Mirador da Graça. Au fond, le pont du 25 avril, le Christ Roi

Accompagné par les rails du Tram 28 je poursuis ma découverte en cadence au rythme des flip-flaps. J’ajoute discrètement quelques clics clics pour imager mes dires et changer le Beat. Je reprends la chanson des C2C, “I can feel it”. Je m’imagine la vedette d’un film !!!!!  Les gens sourient et rechargent mes batteries. J’ai des envies de chorégraphies ! Ce que je ressens, je veux le CRIER!

C’est en épanouis frustré mais civilisé que je poursuis, en costume d’imbécile heureux (sourire aux lèvres), ma descente vers la place Martim Moniz. Sa réputation a fortement changée. De mal famée par le passé, elle est devenue un endroit dansant, où il fait bon profiter des bouffées de saveurs Orientales . J’aime particulièrement cet endroit à Lisbonne où je peux contempler la ville dans toute sa splendeur et sa pluriethnicité.

Bairo Alto, Bica, Cais do Sodre,  

Des sons aussi chantants que les sites vous envoutent. Par ordre, De Martim Moniz, je suis remonté au Bairro Alto. Il y fait surement plus chaud la nuit que le jour ! Un peu plus haut, le quartier de Principe Real est vert et plus neuf que le reste de la ville. Cette partie est aussi plus calme. La praça das Flores porte bien son nom. En descendant vers Bica, les grillades aux prix attractifs attirent les affamés et les assoifés les 22h passés. Sa réputation est déjà bien établie : “a Bica é Linda” => Bica est jolie!

on peut se faire un High 5 d’un tram a l'autre

Les trams se croisent, un moment fort qui a lieu toutes les 20 minutes :)

Son elevadouro/funiculaire, se faufile fièrement au milieu des bars qui l’accompagnent dans ses allers-retours. Il s’agit d’une rue particuliére de Lisbonne car majoritairement peuplée de Bicaens (locaux aussi chauvins qu’accueillants) ! En descendant, l’ancien port de Lisbonne, lieu de commerce mais aussi d’échanges aux mœurs plus ou moins avouables, renait. C’est un haut lieu de fêtes Lisboètes où l’apéro de fin d’après midi auquiosk du Cais do sodré se transforme vite en petit matin arrosé.

Le Sol e Pesca est d’un concept étonnant où les idées ne restent pas dans leurs boites.

La Pensao de amor est sans doute le bar le plus burlesque que l’on ait jamais vu.

En vrai, à Cais do Sodré, le temps passe mais on ne le ressent pas. On “oublie”  tellement on se sent à sa place. C’est un lieu qui offre une atmosphère différente. On y passe facilement la journée. Du petit déjeuné matinal au  digeo du soir sans s’en appercevoir.

Pour faire ses courses, il y a le plus gros marché couvert “Mercado da Ribeira” (viandes, poissons, fruits et légumes, bio et autres). A Santos, le même état d’esprit “sain” règne jusqu’au petit matin. Les bars rassemblent touristes, Erasmus et locaux dans une ambiance dont seuls les Portugais ont le secret.

Santos, Lapa, Alcantera, Sao Bento, Estrella, Prazeres, Belem.

Dès l’ouverture des volets, on peut enchainer! Je poursuis donc vers l’ouest là où ma nuit s’est arrêtée. Il n’y a pas une seule minute à perdre, je veux profiter!

Me Voilà à Alcantera, les containers empilés jonchent les quais. Un peu plus loin, une usine transformée en zone hypster à ciel ouvert (LX Factory où LX=Lisbonne), me happe dans ses magasins good vibes où se trouve l’ une des plus belles librairies au monde: Ler Devagar.

Mêlant cafés, rayons, échelles et expositions artistiques, quand on y rentre on dit WOW!

Dans les ruelles de LX Factory, les murs sont tapissés de Street Art. Au dessus de ma tête, le pont siffle et gronde au passage de chaque train ou camion qui l’empreinte. Les sensations sont fortes ,le lieu a du caractère, mais je décide malgré mon envie de rester, à remonter vers Lapa, quartier plus chic qui me rapprochera de Lisbonne.

En passant par le Tage, je vois une partie des berges très bien aménagées. Encore peu fréquentée malgré un environnement sympathique composé entre autre du port et du pont, les  joggeurs et les cyclistes se sont approprié ces berges. Docas à un avenir prometteur. Je quitte ces lieux pour repartir vers ma destination initiale, sans détour cette fois.

le cimetière ne vaut pas le coup

Pas très loin, le marché de Campo d’Ourique est sympathique.

Les yeux en l’air et la tête dans les potos, mes pensées planent avec les mouettes. J’ai faim.  Je suis à prazeres : un grand cimetière. Une place fleurie,  un rond point orné d’une statue. Les trams 28 et 25, y font leur demi tour. Le marché de Campo d’Ourique est un endroit frais, propre, plutôt « in » mais qui sent un peu le poisson. Ça reste un marché, ou plutôt des halles genre Baltard… On peut y boire un coup ou manger tout en faisant ses courses. Le Marché da Ribeira a ouvert la semaine derniere selon la meme idée de concilier vendeurs et endroits où manger/boire un coup.

L’almoço terminé, je suis presque rassasié mais surtout plein d’envies gourmandes. Je prends la direction de Belém là où sont fabriquées  les meilleures pâtisseries au monde (c’est ce qu’on dit)…les Pastéis de Belém. Je vais d’un pas alerte vérifier ça par moi même… En passant, le Parlement me salue. Il est majestueux et le ciel contraste avec sa pâleur “innocente”. Les gardes sont biens droits mais plus relaxes que leurs homonymes Anglais. Ils discutent entre eux, ont des lunettes de soleil… Ils ont l’air peinards. Je repars dans ma quête des pâtisseries tant vantées de part et d’autre des rives du Tejo.

Ça y est je tiens en main ma proie après une attente d’à peine 5 minutes. Savourer ? Engloutir ? Déguster ? Dévorer? Je ne sais comment l’attaquer… ARRRRRRRRR pas le temps de penser je suis en train de saliver ! Je craque et croque. Verdict: C’est trop bon… Mon coté ange patient domine mon démon gourmand. 

Conclusions: Malgré mes attentes gargantuesques (construites par les plus fines bouches portugaises rencontrées) la déception ne se fait ressentir à aucun moment. J’aime ces succulents desserts croustillants et crémeux ! 

Il n’est pas rare que les personnes tentées par “un petit pastel de Belém” reviennent sur leur décision, leur régime, et surtout leurs pas, pour en commander un deuxième… accompagné d’une boite en plus pour la famille … et d’une autre pour les amis! 

Si je devais décrire les pasteis de Belem en un mot, je dirais : WOOOW (point) c’est aussi ce que j’ai ressenti dans la librairie :-) .

Sans faire exception à la règle, j’ai dans mon sac mon dessert pour ce soir.

A la sortie, le plus majestueux bâtiment attend patiemment que les gens rassasiés viennent le visiter. La Igreja dos Jeronimos et son splendide monastère . En le découvrant, on ne se pose plus la question de savoir pourquoi les plus grandes célébrités de Lisbonne et du Portugal choisissent de s’y unir pour la vie.  Les sculptures de sa porte principale me rappellent l’espace d’un instant la cathédrale de Strasbourg .  Le Jardim da praça do Imperio, la torre de Belém et le monument de la découverte offrent un ornement majestueux aux alentours.

Le port, la vue imprenable sur le pont plus son Christ sont un ravissement pour l’oeil!  le tout me procure des frissons jusqu’en haut du caleçon ou le bas du dos c’est selon!

Belém, c’est tout simplement bon culturellement, visuellement, culinairement, et intensément! Sur le chemin du retour, je vole. Je me sens léger, je me sens bien. C’est fou tout ce que Lisbonne me donne

Lisbonne est le théâtre de scènes incroyables. L’Outjazz, tous les vendredis, samedis et dimanches soirs quand le temps le permet les gens se retrouvent de 17h à 20h30 pour partager une danse, une bière, un peu d’ amitié…

Le tout Lisbonne se rassemble en musique et avec le sourire. Les briquets stridulent (c’est le chant du criquet mâle) et « pop » font les capsules… Quand tout à coup un cercle se forme sur la piste en asphalte devant les enceintes.

BATTLE. Robot, choré à deux, break dance, mamie est là avec son doigt en l’air… elle tue tout le monde cette mamie! Standing Ovation, les applaudissement ne s’arrêtent pas! C’est sûr, c’est elle qui donne le LA. Du haut de ses décennies d’expérience elle nous donne une leçon! De Carpe Diem elle pourrait être la définition! Pas la peine de se demander ce qu’elle boit, Je pense que, profiter comme elle le fait, est une question de mentalité.

Des personnes comme ça, Lisbonne en est gavée : des jeunes, des plus âgées, des blonds, des roux, des décolorés. 

Lisbonne chamboule mes idées. Ici les gens s’expriment, discutent, et pensent à voix haute. On est loin du cliché des gens pressés des grandes citées qui travaillent dans des tours et voyagent avec les écouteurs vissés sur les oreilles. La ville offre mille  avantages comparée aux autres capitales. Nombreux sont les voyageurs qui s’amourachent pour Lisbonne et s’y installent  conquis à 2000% par son charme. Lisbonne n’a simplement pas d’égal.
 

Qui je suis ? Un jeune voyageur qui apprécie les bonnes et belles choses de la vie. Mon plan original de partir pour le Brésil une fois le Portugais maitrisé a été chamboulé. Je ne l’ai pour l’instant pas avorté pour exploiter le potentiel de Lisbonne qui chaque semaine me saute aux yeux. Je ne sais pas pourquoi mais ici, à Lisbonne, le futur me semble plus serein.

 

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